Publié en 2025 Droit d’auteur & aspects juridiques
Comment protéger un manuscrit avant de l’envoyer à un éditeur
Comment protéger un manuscrit avant de l’envoyer à un éditeur
Tu as écrit un manuscrit, un roman, un recueil ou un texte long et tu envisages de l’envoyer à un éditeur, une maison d’édition, un concours ou une résidence d’auteur. C’est une étape importante, parfois intimidante.
Une question revient souvent : comment protéger ton manuscrit avant de l’envoyer, pour éviter qu’on puisse te le voler ou s’approprier ton travail ? Cet article te donne une vue d’ensemble des méthodes possibles, de leurs limites et d’une solution simple pour prouver l’antériorité de ton texte.
Pourquoi protéger ton manuscrit ?
En droit d’auteur, la protection naît en principe au moment de la création de l’œuvre, sans formalité particulière. Mais en pratique, si un litige survient, tu dois être capable de prouver que tu as écrit ce texte avant une certaine date.
Protéger ton manuscrit permet notamment de :
- te rassurer avant de l’envoyer à des tiers ;
- conserver une trace datée de ton travail ;
- te défendre plus facilement en cas de contestation ;
- montrer que tu prends ton statut d’auteur au sérieux.
Les anciennes méthodes de protection de manuscrit
L’enveloppe Soleau
L’enveloppe Soleau est une solution proposée par l’INPI. Tu y places une version imprimée ou numérisée de ton manuscrit, puis tu la déposes officiellement. Cela permet de dater l’existence de ton texte.
Avantages :
- outil reconnu et officiel ;
- adapté à certaines situations où l’on veut un dépôt formel.
Limites :
- procédure un peu lourde, surtout si tu retravailles souvent ton texte ;
- moins adaptée aux versions numériques multiples (v1, v2, corrections, etc.) ;
- gestion moins fluide au quotidien.
Le dépôt chez notaire ou huissier
Faire enregistrer un manuscrit chez un notaire ou un huissier peut offrir une forte valeur probante, mais ce n’est pas toujours réaliste pour chaque nouvelle version ou chaque projet.
Avantages :
- preuve très solide en cas de litige ;
- accompagnement par un professionnel du droit.
Limites :
- coût non négligeable ;
- manque de souplesse si tu écris et corriges régulièrement.
S’envoyer son manuscrit par e-mail
Beaucoup d’auteurs ont pris le réflexe de s’envoyer leur manuscrit par e-mail pour garder une trace. C’est une habitude compréhensible, mais elle ne constitue pas une vraie solution de preuve.
Problèmes :
- la date d’un e-mail peut être contestée ;
- les serveurs de messagerie ne sont pas conçus comme des systèmes de preuve ;
- ce réflexe est en pratique très peu pris au sérieux lors d’un conflit.
La solution moderne : la preuve électronique d’antériorité
Aujourd’hui, il existe une approche plus simple, plus adaptée aux manuscrits numériques et aux auteurs qui rédigent sur ordinateur : la preuve électronique d’antériorité.
Le principe :
- tu fournis ton manuscrit sous forme de fichier (Word, PDF, texte, etc.) ;
- un algorithme calcule une empreinte cryptographique unique de ton fichier (hash) ;
- cette empreinte est associée à une date et une heure ;
- tu obtiens un document de preuve que tu peux conserver et produire si besoin.
Ce document ne stocke pas ton manuscrit lui-même, mais une empreinte (par exemple SHA-256) qui change au moindre caractère modifié. Cela permet de prouver que tu disposais de cette version précise à la date indiquée.
Comment utiliser cette preuve pour ton manuscrit
Concrètement, tu peux suivre une approche simple :
- Tu finalises une version importante de ton manuscrit (ou un état jugé significatif).
- Tu génères une preuve électronique d’antériorité pour cette version.
- Tu conserves le PDF de preuve et le fichier source dans un endroit sûr.
- Ensuite seulement, tu envoies ton manuscrit à des éditeurs, concours ou tiers.
Si un jour quelqu’un conteste ton antériorité, tu peux :
- produire le PDF de preuve ;
- recalculer l’empreinte (hash) de ton manuscrit ;
- montrer que cette empreinte correspond à celle enregistrée à la date de la preuve.
À quel moment générer une preuve pour ton manuscrit ?
Il n’est pas nécessaire de générer une preuve à chaque virgule modifiée. En pratique, tu peux le faire :
- lorsque tu estimes que ton manuscrit est prêt à être envoyé ;
- à certains jalons importants (fin de premier jet, fin de réécriture, version envoyée à un prix littéraire, etc.).
Tu peux aussi définir un rituel simple : une preuve lorsque tu passes de la version “travail en cours” à la version “je l’envoie à quelqu’un”.
Ce que propose From Human pour les auteurs
From Human permet de générer une preuve électronique d’antériorité pour ton manuscrit de manière simple :
- tu importes ton fichier (Word, PDF, texte, etc.) ;
- une empreinte cryptographique de ton manuscrit est calculée ;
- l’empreinte et l’horodatage sont enregistrés ;
- tu reçois un PDF de preuve et un lien de vérification.
Le système a été pensé pour les créateurs : tu n’as pas besoin de comprendre tous les détails techniques pour l’utiliser. Tu obtiens un document que tu peux réellement joindre à ton dossier d’envoi ou conserver en cas de litige.
En résumé
Protéger ton manuscrit avant de l’envoyer à un éditeur, une maison d’édition ou un concours n’est pas une démarche paranoïaque. C’est simplement une manière de poser un cadre clair : tu montres que tu prends ton travail au sérieux et que tu peux prouver ton antériorité si nécessaire.
Entre les anciennes méthodes (enveloppe Soleau, dépôt papier, e-mails à soi-même) et les solutions modernes, la preuve électronique d’antériorité permet de trouver un bon équilibre entre simplicité, coût et sécurité.
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