Publié en 2025 Conseils pour créateurs
Les erreurs les plus fréquentes des créateurs lorsqu’ils cherchent à protéger leurs œuvres
Beaucoup de créateurs pensent être protégés simplement parce qu'ils ont publié leur œuvre, envoyé un fichier par email, ou sauvegardé leur projet sur leur ordinateur. Pourtant, certaines erreurs courantes fragilisent fortement leurs droits en cas de litige. Une œuvre non documentée ou mal protégée peut devenir difficile à défendre juridiquement, même si vous en êtes l’auteur légitime.
1. Penser que la publication suffit comme preuve
Publier une œuvre ne constitue pas une preuve solide d’antériorité. La date d’une publication peut toujours être contestée, modifiée ou mal interprétée. De plus, certains créateurs publient parfois partiellement leur travail, ce qui laisse un espace pour des conflits futurs.
La publication est un acte de diffusion, pas une garantie juridique. Pour être protégé, la règle est simple : conservez une preuve indépendante avant de publier quoi que ce soit.
2. Se reposer sur les métadonnées de leurs fichiers
Les métadonnées (date de création d’un fichier, propriétés EXIF, horloge de l’ordinateur) n’ont aucune valeur en cas de litige. Elles peuvent être modifiées en quelques secondes et ne constituent donc pas une preuve fiable. Des outils gratuits permettent même d’altérer ou de supprimer entièrement ces informations.
Toute preuve doit être indépendante, vérifiable et impossible à altérer sans être détectée.
3. Protéger trop tard ou « après coup »
L’un des pièges les plus fréquents : horodater ou déposer une œuvre seulement après un conflit. À ce stade, un tiers peut déjà revendiquer une antériorité ou avoir rendu publique une version similaire.
La protection doit être un réflexe anticipé. La preuve doit exister avant la publication, avant l’envoi à un tiers, et avant toute diffusion d’un brouillon.
4. Envoyer son travail par email comme seule preuve
Certains créateurs utilisent l’astuce du "mail envoyé à soi-même". En réalité, cette méthode est insuffisante : les serveurs mail n’ont pas d’obligation légale de fournir une date incontestable, et le contenu du message n’est même pas protégé contre la modification.
Cela peut servir d’indice, mais jamais de preuve juridique unique ou robuste.
5. Ne pas conserver les différentes versions de leur œuvre
Une création évolue. Les premières versions, croquis, ébauches ou recherches sont souvent des éléments essentiels pour démontrer votre démarche créative. Les ignorer ou les supprimer peut jouer contre vous en cas de conflit, car il devient plus difficile de prouver votre progression logique.
Horodater plusieurs versions permet d’établir une chronologie claire.
6. Confondre dépôt officiel et preuve d’antériorité
Certains créateurs pensent qu’un dépôt de copyright, une enveloppe Soleau, ou un dépôt de marque couvre tous les usages. Ce n’est pas exact : chaque dispositif ne protège qu’un type de contenu et dans un cadre précis.
La preuve d’antériorité n’est pas un concurrent du dépôt officiel : c’est une sécurisation préalable, rapide, qui permet de protéger dès la première version, sans contraintes administratives et sans délai.
7. Ne pas prévoir un mode de vérification accessible à un tiers
Une preuve doit être vérifiable sans ambiguïté. Si un tiers ne peut pas vérifier la date, l’empreinte numérique ou l’intégrité de votre fichier, alors la preuve devient difficile à utiliser en cas de litige.
Une attestation claire et un lien de vérification public simplifient énormément les démarches.
Conclusion : anticiper et simplifier sa protection
Ces erreurs sont évitables avec un réflexe simple : créer une preuve d’antériorité avant de partager votre contenu, que ce soit pour un client, un collaborateur ou le grand public.
Votre travail mérite d’être protégé proprement, dès le premier jour.
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